SVT et enseignement scientifique

Intervention : « Connais-tu bien notre planète ? Les scientifiques te racontent ses mystères »

Par FRANCK BRENIER, publié le lundi 24 mars 2025 10:52 - Mis à jour le mardi 25 mars 2025 17:40
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Mme Granier recevait mercredi 19 mars deux scientifiques de l'université de Montpellier. Ses élèves ont rédigé un compte-rendu de cette intervention

Dans le cadre de l’année des Géosciences, partenariat Education Nationale - CNRS et IRD, l’OREME (Observatoire de Recherche Montpelliérain de l'Environnement), Géosciences Montpellier et Hydrosciences Montpellier deux scientifiques sont intervenus en classe de première spécialité SVT sur le thème « Connais-tu bien notre planète ? Les scientifiques te racontent ses mystères » le mercredi 19 mars :

  • Marc OLIVER-SOULAYROL, Assistant Ingénieur pour l’instrumentation in-situ et techniques expérimentales qui travaille à l’IRD (Institut de Recherche et de Développement) à Montpellier et 
  • Nesrine FARHANI, Chercheur postdoctoral travaillant au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) 

 

Retour des élèves :

Ils ont abordé différentes facettes de leur travail quotidien. 

Par exemple Marc a présenté ses outils de mesures au sol (pluviomètre à auget, pyromètre, anémomètre,…) et ceux embarqués dans un drone.

Nesrine  a présenté la télédétection, qui est une mesure spatialisée : ce sont des mesures à de larges échelles, indirectes ; on mesure les variables de surface utiles pour calculer l’évapotranspiration (température de surface, albédo ...).

Ils nous nous ont montré l'importance de l'estimation de l’évapotranspiration. 

L’évaporation est un phénomène physique caractérisant le passage d’une phase liquide vers vapeur, qui ne ne réalise qu’avec suffisamment d’énergie. Les plantes, s’il y a suffisament d’énergie et d’eau dans le sol évapotranspirent. L’évapotranspiration des plantes est donc un indicateur de santé des plantes.

On mesure l’évaporation à différentes échelles : 

  • à la parcelle : station de flux avec beaucoup de capteurs qui renseignent sur l’état hydrique du sol afin de faire un bilan hydrologique pour, par exemple, ajuster l’irrigation ... ; 
  • dans un bassin versant : pour estimer le vol d’eau mobilisé au sein des paysages et se renseigner sur l’état hydrique du sol et ainsi évaluer le risque d’incendie ;
  • au niveau régional : gestion des ressources disponibles, adaptation des politiques agricoles et environnementales, anticipation des impacts des changements climatiques. 

 

« J’ai trouvé la présentation très intéressante : les intervenants étaient captivants à écouter et je ne pensais pas que le domaine des hydrosciences était si profond. J’ai appris beaucoup de choses, comme l’évapotranspiration ou la télédétection dont je n’avais jamais entendu auparavant ».

 

« J’ai trouvé cette intervention passionnante, car elle met en lumière des enjeux essentiels liés à la gestion de l’eau, un sujet d’actualité majeur. J’ai apprécié la démonstration des outils modernes comme les drones et la télédétection, qui apportent une précision impressionnante dans l’étude des flux hydriques. Enfin, découvrir le parcours des intervenants et les possibilités de carrière dans ce domaine a été bien, ce sont des métiers avec des taches non monotones, on est en contact avec la nature et on voyage de partout ce sont des métiers passionnants ».

 

« Je ne m’étais jamais vraiment rendu compte de l’importance de ces processus pour l’environnement. On comprend que tout est interconnecté et qu’une simple perturbation d’un élément peut avoir de fortes conséquences sur non seulement l’eau mais aussi la biodiversité ».

 

« J ’ai trouvé l’intervention très intéressante car ce sont des métiers qu’on ne connaît pas forcement et qui sont très utiles et intéressants. On peut être sur le terrain comme en laboratoire et ça permet aussi de prédire et mieux gérer plein de choses (comme les incendies, la sécheresse ou les inondations) ».